Dernière minute

L'ailier du XV de France Julien Malzieu esquive la défense italienne pour aller marquer le deuxième essai français de l'après-midi contre l'Italie.
© AFP - Thomas Samson
Publié le 04/02/2012 à 18:17
Une ossature mondialiste mais idées neuves. De la conquête du ballon à celle de la perfection, le Coq à la sauce Saint-André emprunte un chemin vertueux et difficile. Face à l’Italie puis l’Irlande la semaine prochaine, il s’agit de poser les fondations d’un jeu avec un groupe qui a déjà un vécu ensemble. Depuis le premier rassemblement, les signes sont positifs et les consignes directives du trio Bru-Lagisquet-Saint-André ont été plutôt bien accueillies. Passées dans le frigo du Stade de France, elles n’ont pas perdu leur saveur avec une équipe appliquée et solidaire. Le dessert sera pour plus tard tant que le résultat est là. Encore fallait-il aller le chercher contre des Italiens toujours vaillants. En confiance derrière ses avants, l’Italie a confisqué le ballon quasiment toute la première mi-temps. Avant d’en savoir plus sur leurs possibilités offensives, les Bleus (en blanc aujourd’hui) se tapaient une corvée défensive. Ça forge le caractère. Heureusement, Deux éclairs ont fait le reste. Un premier signé Rougerie (21e) et un autre de Malzieu (36e). Ce dernier était significatif car les Français avaient volé le ballon sur une mêlée italienne, Picamoles se chargeant de perforer le rideau transalpin pour servir un Malzieu virevoltant. Déjà auteur d’une relance de 60m en début de match, le Clermontois était promu dynamiteur en chef.
L’Italie poursuivait avec ses bonnes intentions après la pause. Burton ramenait son équipe à six points (15-9, 47e) mais la machine tricolore se mettait en route. D’avoir rongé son frein une mi-temps, la France avait des fourmis dans les jambes. Et l’Italie craquait. Sur trois coups de pied. Peu en réussite à l’ouverture le jour de la sortie dans la presse des bonnes feuilles du livre de Marc Lièvremont, François Trinh-Duc sortait enfin de sa coquille. Inspiré, il prenait la défense italienne en défaut sur un coup de pied par-dessus avant de prolonger d’une aile de pigeon. Rougerie poussait le ballon de la cuisse pour Vincent Clerc qui allait aplatir dans l’en-but (25-9 avec la transformation, 55e). Libérés, les Français déroulaient leur partition avec des combinaisons, de la mobilité et de la disponibilité prompts à enflammer un stade polaire. Les avants avaient pris le dessus et servaient de rampe de lancement à un jeu plus élaboré. Pour sa première, Wesley Fofana profitait d’une belle sautée de Trinh-Duc pour marquer le quatrième essai français (72e). Philippe Saint-André avait gagné son premier pari avec une victoire pleine et des belles promesses.
Successeur de Nick Malett, Jacques Brunel pouvait lui mesurer le chemin qu’il restait à parcourir pour que l’Italie joue autre chose que la 4e ou 5e place du Tournoi. Forte tête, l’ancien perpignanais veut faire des Azzurri un prétendant crédible à la victoire dans un Tournoi futur. Et s’appuyer sur les avants ne suffira pas. Brunel prépare l’avenir en partant de derrière avec les Venditti et Benvenuti autour d’Andrea Masi, meilleur joueur du Tournoi en 2011, et d’un Parisse encore déterminant samedi. Si l’Italie a perdu, elle n’a pas raté son entame de compétition. D’ailleurs elle a dominé une bonne partie du match. Généreux par tradition, le jeu transalpin s’accompagne désormais d’une maîtrise collective qu’on doit à Malett et Brunel. Seul écueil mais il est de taille, il a manqué du réalisme pour traduire ces promesses à la marque. Une vieille rengaine romaine…
Dusautoir : "Nous sommes satisfaits de la victoire. On est content d’avoir pris notre revanche sur les Italiens mais on est conscient qu’il y a beaucoup de choses à travailler. On devra être bien meilleur contre l’Irlande. C’est une nouvelle aventure qui commence. On est là pour ouvrir la voie à un nouveau groupe. Les nouveaux capés ont fait une bonne entrée, notamment Wesley Fofana qui a inscrit un bel essai. Les anciens, on se concentre à court terme pour ce Tournoi des 6 Nations".
De notre envoyé spécial Xavier Richard
Le service d'information en continu de ce site est produit par la rédaction multimedia du service des Sports de France Télévisions, en collaboration avec l'ensemble des journalistes de la rédaction. Il s'appuie aussi sur les flux des agences de presse, dont l'AFP et Reuters.
Lui aussi débutait son bail avec une sélection au maillot est bleu. Comme Philippe Saint-André, il est perfectionniste...
L’ère Marc Lièvremont s’est définitivement tournée. Elle est maintenant dans les livres. Celle de Philippe Saint-André...
Les Français entrent en scène dix mois après la défaite historique à Rome (22-21), trois mois après la finale intense à...
le problème de Chabal, c'est qu'il est plus occupé en ce moment à promouvoir ses produits de...
On peut officialise l`école pour étrangers avec garantie de résultat, on leur apprend comment...
Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2012 France Télévisions
France Télévisions sports est un site du groupe France Télévisions